mise en ligne: juillet 2008
Ce comité répondant au doux acronyme de "comoar" est une instance décidée conjointement par l’assemblée des départements de France (ADF) et le ministère du développement durable (Meeddat) dans le cadre de la charte signée par les deux parties le 27 septembre dernier. Concrètement, le "comoar" va permettre aux maîtres d’ouvrage routiers autres que l’Etat d’être entendus par les services techniques centraux du ministère. Car la loi relative aux libertés et responsabilités locales (13 août 2004) prévoit dans son article 18 que l’Etat veille à la cohérence et à l’efficacité du réseau routier dans son ensemble, et plus particulièrement au développement et à la diffusion des règles de l’art. Encore faut-il que les maîtres d’ouvrage dans leur diversité puissent exprimer leurs besoins. "C’est l’objet de ce comité, explique Yves Krattinger*, président de la commission "aménagement du territoire, transports et infrastructures et NTIC" de l’ADF, qui copréside le comité avec Dominique Hucher, directeur général des routes. "Cette instance permettra d’orienter les activités des services centraux concernant la production et la diffusion de l’état de l’art, la normalisation et l’animation de la communauté technique". C’est donc très logiquement que le premier point à l’ordre du jour de ce premier rendez-vous concernait l’avancement du dispositif d’ouverture du réseau scientifique et technique dans le domaine routier. Un objectif totalement en phase avec la revendication de l’Usirf (union des syndicats de l’industrie routière française). En effet, depuis la deuxième loi de décentralisation, l’organisation professionnelle milite pour un "réseau scientifique et technique de l’Etat" puissant, qui assure l’unicité et la cohérence de la doctrine routière en France. Pour que les règles ne changent pas aux frontières des départements.
Source : Le Moniteur